Aly raconte

« La guerre des mondes » de H.G. Wells

· Alysson

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Il fallait que je lise ce livre. Les livres de H.G. Wells c’est un peu des masterclass de la SF. Après avoir lu « La machine à explorer le temps » il y a plusieurs années, cet ouvrage figurait parmi ma PAL depuis. Il est temps de parler de « La guerre des mondes », une plongée à la fin du 19ᵉ siècle… Avec le bagage scientifique de l’époque, s’il vous plaît !

Synopsis

Le colosse décapité chancela comme un géant ivre ; mais il ne tomba pas. Par un véritable miracle, il retrouva son équilibre et sans plus prendre garde où il allait, l’étui générateur du Rayon Ardent maintenu rigide en l’air, il s’élança rapidement dans la direction de Shepperton. L’intelligence vivante, le Martien qui habitait la tête, avait été tué et lancé aux quatre vents du ciel, et l’appareil n’était plus maintenant qu’un simple assemblage de mécanismes compliqués tournoyant vers la destruction. Il s’avançait, suivant une ligne droite, incapable de se guider. Il heurta la tour de l’église de Shepperton et la démolit, comme le choc d’un bélier aurait pu le faire ; il fut jeté de côté, trébucha et s’écroula dans la rivière avec un fracas formidable.

Contexte

C’est dans la campagne londonienne du tout début de la révolution industrielle, où les voitures sont des calèches tirées par des chevaux et automobiles des véhicules motorisés, avec les connaissances scientifiques qu’on avait à l’époque, à l’instar des « canaux martiens » et, surtout, l’absence d’armes suffisamment puissantes pour anéantir la planète, que le narrateur nous raconte ses aventures. Dès le début du livre, on sait qu’il va survivre, dans le prologue, il indique que ça fait quelques années que événements se sont déroulés.

Mon avis

Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça. Je l’ai trouvé à 1 ou deux euros chez Pêle-Mêle, une vieille édition de 1987, toute jaunie, les pages asséchées, un vrai kiff. J’ai apprécié la lecture de ce classique de la SF, et, surtout, du contexte historique dans lequel ça se passe. Pas de téléphones ni de téléviseurs donc, juste un intellectuel avec ses voisins qui assiste à la fin du monde, démuni, face aux armes supérieures des Martiens et la venue des militaires — des hussards, entre autres —, qui sont tout autant impuissant face aux tripodes extra-terrestres. Ce sentiment est vraiment bien exprimé, d’ailleurs.

Il y a des parallèles entre les fourmis et les humains dès le début du livre, notre monde spéciste (sans dire le mot, bien entendu), où l’humain s’est hissé au top de la chaîne alimentaire. Et c’est alors que les cylindres tombent dans la campagne et que nous devenions les fourmis de ces êtres.

Truc plutôt marrant, au début du livre, ma mémoire était un peu en vrac parce que, ayant vu le film de Spielberg de 2005, je me souvenais que les martiens n’aimaient pas les sons stridents. Mauvais film.

Martien du film Mars Attack (Tim Burton) avec sa tête qui explose

Du coup, plus j’avançais dans le livre, plus j’étais à fond dedans. En plus, certains indices de la fin sont indiqués dans le prologue, et je n’y ai vu que du feu. La fin est assez abrupte, je pense, avec quelques questions résiduelles (pourquoi tous en même temps ‽ quand est-ce qu’il retrouve son frère ?) mais qui n’ont pas vraiment d’importance au récit. L’auteur va à l’essentiel, ou se demande même, souvent, comment il en est dans d’autres contrées voire pays ou continent. De ce côté-là, on peut rester un peu sur sa fin, sans forcément que ça nuise à l’expérience pour autant.

Un gros classique de la SF de lu et j’en suis très satisfaite. Je tâcherai de lire davantage de H.G. Wells à l’avenir.

Martien du film L’Attaque des Mondes (Spielberg) qui vise la camera

Et voilà. Ça, c’est le bon film. 🤭

#science-fiction

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